#PLIB2019 Le Dieu Oiseau d’Aurélie Wellenstein #ISBN9782367405827

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vais vous parler de ma deuxième lecture des romans finalistes du #PLIB2019 à savoir Le Dieu Oiseau d’Aurélie Wellenstein publié chez Scrinéo #ISBN9782367405827

Synopsis

« Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d’avenir est de participer à la compétition de « l’homme-oiseau », afin de renverser l’équilibre des pouvoirs en place et de se venger. Qui du maître ou de l’esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l’île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ? »

Mon avis

Un début difficile

Alors je vais pas vous mentir, ce roman je ne voulais pas le lire. Quoi ??!! La juré d’un prix littéraire qui ne veut pas lire l’un des romans finalistes ??!! C’est une blague ??!! Et ben non. J’avais vu et lu des chroniques de ce livre et bien qu’elles soient plutôt positives, toutes soulignaient la violence de certaines scènes. Et moi les descriptions trop graphiques de la violence je n’aime pas ça du tout, mais alors pas du tout. J’aime lire pour pouvoir m’immerger dans des univers magiques loin de la violence et du sang. Et bien là j’ai été servie ! J’ai finalement pris mon courage à deux mains et je me suis lancée pleine d’appréhension dans ma lecture.  Le premier tiers du roman a été difficile, j’avais l’impression de revivre en boucle les scènes les plus gores de Game Of Thrones, celles où devant mon écran je tourne la tête et je demande à mon chéri quand c’est fini (oui je suis une petite nature). Je ressortais de certaines cessions de lectures complètement retournée. Les description des scènes de torture et de cannibalisme étaient tellement insoutenables pour moi que j’avais pris la décision d’abandonner ma lecture.  Au moment où j’ai pris cette décision j’étais au milieu d’un chapitre et pour conforter mon coté obsessionnel j’ai décidé de finir quand même ce chapitre avant d’abandonner. Il s’avère que dans les dernières pages de ce chapitre un retournement de situation a suscité ma curiosité. Je me suis dis « aller je lis encore un chapitre et j’arrête définitivement ». C’est à ce moment là que ma lecture a pris un nouveau tournant.

Une surprenante addiction pour la deuxième partie

Dès lors j’ai cherché à lire dès que j’en avais l’occasion. Je lis sur mon portable donc quand j’avais quelques minutes devant moi je le sortais pour lire quelques pages de plus. C’est un comportement assez rare chez moi car je préfère généralement m’accorder de longues plages de lecture plutôt que de grappiller quelques lignes par-ci par-là. Mais avec ce roman c’était different. L’histoire m’a prise. Je me suis laissée (un peu malgré moi) emporter dans la quête de Faolan. Il m’a semblé que passé ce plot twist du tiers du livre, l’histoire était moins gore, moins dérangeante. Peut être que je m’étais habituée à la violence ambiante ?  Je n’espère pas.  Il y avait plus d’action aussi, l’intrigue était palpitante. Je voulais savoir comment tout ça allait finir. L’arrivée de nouveaux personnages a aussi été salvatrice, elle a permis de renouveler les rapports humains et d’apporter parfois une touche d’espoir dans cet univers très sombre. J’ai aimé la mythologie mise en place dans ce roman. En effet, l’histoire emprunte beaucoup aux civilisations pré-colombiennes et ce ne sont pas des cultures auxquelles il est souvent fait référence dans mes lectures. J’ai apprécié ce dépaysement et cette originalité.

Sortir des sentiers battus

Au final, bien que cette lecture ne soit pas un coup de coeur, elle aura eu le mérite de me sortir de ma zone de confort. En effet, jamais je n’aurai choisi de lire ce roman si ce n’était pour le #PLIB2019. Et malgré toutes mes réticences ce livre restera à part dans ma vie de lectrice. J’ai cru que l’urgence que j’ai ressenti tout au long de ma lecture tenait au fait que je voulais le finir vite pour en commencer un autre. Maintenant que je l’ai fini je ressens un petit pincement au coeur en laissant Faolan derrière moi et je comprends que cette urgence je la partageais en fait avec lui en l’accompagnant dans sa quête. C’est un sentiment dérangeant quand on sait que l’imprégnation des autres dans l’esprit de Faolan est une part importante de la psychologie de ce personnage. Au final Faolan est entré dans ma tête comme comme d’autres sont entrés dans la sienne. Face à ce constat je ne peux que louer le talent d’Aurélie Wellenstein. C’est une formidable conteuse d’histoires.

A bientot !

Morriwenn

 

#PLIB2019 Terre de Brume de Cindy Van Wilder #ISBN9782700259230 

Bonjour à tous !

C’est avec une grande joie que j’entame aujourd’hui mes chroniques des 5 romans finalistes du #PLIB2019 avec Terre de Brume le tome 1 Le Sanctuaire des Dieux de Cindy Van Wilder publié chez Rageot #ISBN9782700259230

Synopsis

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire des Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière. Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

Mon avis

Un roman facile à lire

La première chose que je retiens de ce livre, c’est la facilité avec laquelle je l’ai lu. Cela tient d’abord au fait que ce roman est assez court, seulement 288 pages, mais surtout à la fluidité d’écriture. C’est avec Terre de Brume que j’ai découvert la plume de Cindy Van Wilder et je l’ai trouvé très agréable. Le style n’est jamais ampoulé comme parfois en fantaisie et il reste toujours accessible sans être simpliste. Cette justesse de la plume est pour moi un vrai point positif.

Un postulat de départ prometteur

Ce roman post apocalyptique place son histoire dans un monde antique après qu’une explosion de déchets issus de l’utilisation de la magie ait changé considérablement la face de la terre et tué la majorité de ses habitants. Les quelques survivants tentent de survivre dans ce monde recouvert de brume toxique où seuls les sommets montagneux peuvent servir de refuges. Les influences du récit font la part belle à la mythologie grecque ce qui m’a beaucoup plu.

Une histoire palpitante

Nos deux héroïnes font face à un nouveau cataclysme qui promet cette fois de détruire le peu de civilisation qu’il reste dans ce monde défiguré et hostile. Elles sont précipitées dans une odyssée dont elles ne ressortiront pas indemnes. L’alternance des points de vues entre Héra et Intissar ne m’a  pas permis de m’attacher suffisamment à l’un ou à l’autre et c’est bien là le seul point négatif que je trouve à ce roman.  Malgré cela j’ai pris gout à leurs aventures et je veux connaitre le fin mot de l’histoire. Cette épopée est un diptyque et je peux d’ors et déjà vous dire qu’il me tarde de lire le tome 2 !

A bientôt !

Morriwenn