Index par auteurs

A

B

M. C. Beaton – Agatha Raisin enquête T01 à T09

C

Céline Chevet – La Fille qui tressait les nuages 

D

Victor Dixen – Animale la malediction de boucle d’or

E

F

G

H

Ariel Holzl – Les Soeurs Carmines T01 – le complot des corbeaux

Ariel Holzl – Les Soeurs Carmines T02 – Belle de gris 

Ariel Holzl – Les Soeurs Carmines T03 – Dolorine à l’école

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

Floriane Soulas – Rouille

T

Vincent Tassy – Comment le dire à la nuit

U

V

Cindy Van Wilder – Terre de Brume T01 – Le Sanctuaire des Dieux

W

Aurélie Wellenstein – Le Dieu Oiseau 

X

Y

Z

#PLIB2019 Comment le dire à la nuit de Vincent Tassy #ISBN9782375680897

Bonjour à tous !

Voilà, ça y est ça devait bien arriver un jour : ce matin j’ai fini ma dernière lecture des 5 finalistes du #PLIB2019. Il s’agit de Comment le dire à la nuit de Vincent Tassy aux Editions du Chat Noir #ISBN9782375680897

Synopsis

La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs. Elle l’enleva. Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.

Mon avis

Un roman gothique

Autant vous le dire tout de suite : j’ai adoré ce roman. J’ai trouvé les personnages très attachants, surtout Egmont. Ce jeune homme est taillé pour une vie qui ne lui va pas, il doit sans cesse jouer un rôle, il n’est pas à sa place et ça le déconnecte souvent de la réalité. J’ai aimé la thématique du mythe du vampire car il est abordé sous un angle nouveau, on en parle sans en parler vraiment, tout est bien souvent sous entendu. Mais par dessus tout j’ai adoré l’ambiance et la plume de Vincent Tassy. L’un n’allant pas sans l’autre. C’est l’écriture douce et harmonieuse de l’auteur qui accentue l’ambiance gothique du roman. Tout ici est teinté de mélancolie. Tous les personnages sont comme alanguis, résignés, englués dans leur mélancolie. Nous retrouvons dans ce livre tous les éléments clés qui caractérisent le roman gothique, de par son décors : un château, un cimetière, une église abandonnée, de par ses personnages : femme démoniaque, vampires, créatures imaginaires, et de par ses situations : l’incarcération, la torture, le vampirisme, les secrets du passé qui viennent hanter le présent. Tout y est.

Presque un coup de coeur

Ce roman est donc presque un coup de coeur. Pourquoi presque ? A cause de trois petits bémols. Tout d’abord j’ai mis du temps a bien cerner l’intrigue. Les premiers chapitres sont très longs et à chaque chapitre nous changeons de point de vue, de personnage. Rester si longtemps avec un personnage puis le quitter brutalement en changeant parfois d’époque et devoir s’attacher à de nouveaux personnages, c’était comme commencer un nouveau roman à chaque chapitre. Ca m’a un peu perdue au début. Mon deuxième bémol est très bête mais j’aurais aimé plus de descriptions du château, plus d’ancrage dans les lieux en général. Nous ne savons pas précisément où se situent les actions. Cela participe à l’ambiance certes mais ça m’a manqué. Enfin j’ai été un peu déçue de la toute fin du roman, j’aurais aimé plus de développements, sans être une fin ouverte j’ai eu un gout de pas assez. Ces trois petits bémols m’ont fait passer à coté du coup de coeur. J’ai néanmoins adoré cette lecture et me pencherai à coup sûr sur les autres romans de l’auteur.

A bientôt

Morriwenn

#PLIB2019 Rouille de Floriane Soulas #ISBN9782367406060

Bonjour à tous !

Nous y voilà, j’ai enfin eu un coup de coeur pour l’un des 5 finalistes du #PLIB2019 ! Il s’agit de Rouille de Floriane Soulas publié chez Scrinéo #ISBN9782367406060 . Je vous en parle tout de suite.

Synopsis

Dans un Paris alternatif du XIXe, alors que l’Homme a conquis la lune, une femme sans mémoire se démène pour trouver son identité Paris, 1897. De nouveaux matériaux découverts sur la Lune ont permis des avancées scientifiques extraordinaires. Mais tout le monde n’en profite pas ! En dehors du Dôme qui protège le centre urbain riche et sophistiqué, le petit peuple survit tant bien que mal. C’est dans une maison close sur l’un de ces faubourgs malfamés qu’a échoué Violante, prostituée sans mémoire. Alors qu’elle se démène pour trouver son identité dans un monde dominé par les hommes et les puissants, sa meilleure amie disparaît dans d’atroces circonstances. Contre la raison, la jeune femme décide de prendre part aux investigations…

Mon avis

Un roman steampunk

Ce qui m’a le plus plu dans ce roman c’est son ambiance steampunk. Il y a rien à faire, quelque soit l’histoire, pour peu qu’il y aient des éléments steampunk, je suis conquise. Mais le steampunk c’est quoi ? C’est avant tout une ambiance. On est souvent placés dans un Londres ou un Paris de la fin du XIXème siècle mais qui aurait connu un énorme bond technologique grâce à la révolution industrielle. C’est le règne de la mécanique et des automates, des machines à vapeur extraordinaires et des ballons dirigeables. On l’appelle aussi rétro-futurisme où la technologie ressemble à celle inventée dans les romans de Jules Verne. Avec Rouille nous retrouvons tous ces éléments si chers à mon coeur. L’action prend place dans un Paris steampunk en 1897. Nous suivons Violante, une prostitué amnésique dans sa quête de vérité sur ses origines.

Une intrigue prenante et un style efficace

J’ai apprécié à la fois la quête d’identité de l’héroïne et l’intrigue principale du roman qui est de savoir qui enlève, tue et mutile atrocement des prostitués et des enfants des rues. L’action est bien menée, je n’ai trouvé ni longueurs, ni raccourcis dans ce roman. J’ai relevé quelques erreurs sans doute dues à des lacunes dans les relectures et corrections comme lorsqu’on nomme un personnage à la place d’un autre. J’ai également regretté de ne m’être pas plus attachée aux personnages qui n’étaient pour moi pas assez creusés. Mis à part ces quelques bémols j’ai trouvé le style de Floriane Soulas très sur pour un premier roman et c’est suffisamment rare pour être apprécié.

Un coup de coeur

Au final ce roman est mon premier coup de coeur parmi les 5 finalistes du #PLIB2019. Ce coup de coeur est très largement du à l’ambiance steampunk du livre mais aussi à la qualité de l’intrigue. Même si le méchant de l’histoire n’est pas une surprise, les pourquoi et les comment sont parfois étonnants. Je quitte donc à regret cet univers mais je pense que ce roman se suffit largement à lui même.

A bientôt !

Morriwenn

#PLIB2019 Le Dieu Oiseau d’Aurélie Wellenstein #ISBN9782367405827

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vais vous parler de ma deuxième lecture des romans finalistes du #PLIB2019 à savoir Le Dieu Oiseau d’Aurélie Wellenstein publié chez Scrinéo #ISBN9782367405827

Synopsis

« Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d’avenir est de participer à la compétition de « l’homme-oiseau », afin de renverser l’équilibre des pouvoirs en place et de se venger. Qui du maître ou de l’esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l’île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ? »

Mon avis

Un début difficile

Alors je vais pas vous mentir, ce roman je ne voulais pas le lire. Quoi ??!! La juré d’un prix littéraire qui ne veut pas lire l’un des romans finalistes ??!! C’est une blague ??!! Et ben non. J’avais vu et lu des chroniques de ce livre et bien qu’elles soient plutôt positives, toutes soulignaient la violence de certaines scènes. Et moi les descriptions trop graphiques de la violence je n’aime pas ça du tout, mais alors pas du tout. J’aime lire pour pouvoir m’immerger dans des univers magiques loin de la violence et du sang. Et bien là j’ai été servie ! J’ai finalement pris mon courage à deux mains et je me suis lancée pleine d’appréhension dans ma lecture.  Le premier tiers du roman a été difficile, j’avais l’impression de revivre en boucle les scènes les plus gores de Game Of Thrones, celles où devant mon écran je tourne la tête et je demande à mon chéri quand c’est fini (oui je suis une petite nature). Je ressortais de certaines cessions de lectures complètement retournée. Les description des scènes de torture et de cannibalisme étaient tellement insoutenables pour moi que j’avais pris la décision d’abandonner ma lecture.  Au moment où j’ai pris cette décision j’étais au milieu d’un chapitre et pour conforter mon coté obsessionnel j’ai décidé de finir quand même ce chapitre avant d’abandonner. Il s’avère que dans les dernières pages de ce chapitre un retournement de situation a suscité ma curiosité. Je me suis dis « aller je lis encore un chapitre et j’arrête définitivement ». C’est à ce moment là que ma lecture a pris un nouveau tournant.

Une surprenante addiction pour la deuxième partie

Dès lors j’ai cherché à lire dès que j’en avais l’occasion. Je lis sur mon portable donc quand j’avais quelques minutes devant moi je le sortais pour lire quelques pages de plus. C’est un comportement assez rare chez moi car je préfère généralement m’accorder de longues plages de lecture plutôt que de grappiller quelques lignes par-ci par-là. Mais avec ce roman c’était different. L’histoire m’a prise. Je me suis laissée (un peu malgré moi) emporter dans la quête de Faolan. Il m’a semblé que passé ce plot twist du tiers du livre, l’histoire était moins gore, moins dérangeante. Peut être que je m’étais habituée à la violence ambiante ?  Je n’espère pas.  Il y avait plus d’action aussi, l’intrigue était palpitante. Je voulais savoir comment tout ça allait finir. L’arrivée de nouveaux personnages a aussi été salvatrice, elle a permis de renouveler les rapports humains et d’apporter parfois une touche d’espoir dans cet univers très sombre. J’ai aimé la mythologie mise en place dans ce roman. En effet, l’histoire emprunte beaucoup aux civilisations pré-colombiennes et ce ne sont pas des cultures auxquelles il est souvent fait référence dans mes lectures. J’ai apprécié ce dépaysement et cette originalité.

Sortir des sentiers battus

Au final, bien que cette lecture ne soit pas un coup de coeur, elle aura eu le mérite de me sortir de ma zone de confort. En effet, jamais je n’aurai choisi de lire ce roman si ce n’était pour le #PLIB2019. Et malgré toutes mes réticences ce livre restera à part dans ma vie de lectrice. J’ai cru que l’urgence que j’ai ressenti tout au long de ma lecture tenait au fait que je voulais le finir vite pour en commencer un autre. Maintenant que je l’ai fini je ressens un petit pincement au coeur en laissant Faolan derrière moi et je comprends que cette urgence je la partageais en fait avec lui en l’accompagnant dans sa quête. C’est un sentiment dérangeant quand on sait que l’imprégnation des autres dans l’esprit de Faolan est une part importante de la psychologie de ce personnage. Au final Faolan est entré dans ma tête comme comme d’autres sont entrés dans la sienne. Face à ce constat je ne peux que louer le talent d’Aurélie Wellenstein. C’est une formidable conteuse d’histoires.

A bientot !

Morriwenn

 

#PLIB2019 Terre de Brume de Cindy Van Wilder #ISBN9782700259230 

Bonjour à tous !

C’est avec une grande joie que j’entame aujourd’hui mes chroniques des 5 romans finalistes du #PLIB2019 avec Terre de Brume le tome 1 Le Sanctuaire des Dieux de Cindy Van Wilder publié chez Rageot #ISBN9782700259230

Synopsis

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire des Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière. Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

Mon avis

Un roman facile à lire

La première chose que je retiens de ce livre, c’est la facilité avec laquelle je l’ai lu. Cela tient d’abord au fait que ce roman est assez court, seulement 288 pages, mais surtout à la fluidité d’écriture. C’est avec Terre de Brume que j’ai découvert la plume de Cindy Van Wilder et je l’ai trouvé très agréable. Le style n’est jamais ampoulé comme parfois en fantaisie et il reste toujours accessible sans être simpliste. Cette justesse de la plume est pour moi un vrai point positif.

Un postulat de départ prometteur

Ce roman post apocalyptique place son histoire dans un monde antique après qu’une explosion de déchets issus de l’utilisation de la magie ait changé considérablement la face de la terre et tué la majorité de ses habitants. Les quelques survivants tentent de survivre dans ce monde recouvert de brume toxique où seuls les sommets montagneux peuvent servir de refuges. Les influences du récit font la part belle à la mythologie grecque ce qui m’a beaucoup plu.

Une histoire palpitante

Nos deux héroïnes font face à un nouveau cataclysme qui promet cette fois de détruire le peu de civilisation qu’il reste dans ce monde défiguré et hostile. Elles sont précipitées dans une odyssée dont elles ne ressortiront pas indemnes. L’alternance des points de vues entre Héra et Intissar ne m’a  pas permis de m’attacher suffisamment à l’un ou à l’autre et c’est bien là le seul point négatif que je trouve à ce roman.  Malgré cela j’ai pris gout à leurs aventures et je veux connaitre le fin mot de l’histoire. Cette épopée est un diptyque et je peux d’ors et déjà vous dire qu’il me tarde de lire le tome 2 !

A bientôt !

Morriwenn

La saga Agatha Raisin enquête de M. C. Beaton – Tomes 1 à 9

Bonjour à tous !

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je ne vais pas vous parler d’un seul roman mais d’une saga que je suis en train de lire. Il s’agit de la saga Agatha Raisin enquête de M. C. Beaton. Je viens de finir le tome 9. Si vous souhaitez avoir un résumé de chaque tome que j’ai lu je vous mets les liens ci-dessous.

Liens vers les résumés des 9 premiers tomes

Tome 1 – La Quiche fatale

Tome 2 -Remède de cheval

Tome 3 – Pas de pot pour la jardinière

Tome 4 -Randonnée mortelle

Tome 5 – Pour le meilleur et pour le pire

Tome 6 – Vacances tous risques

Tome 7 – A la claire fontaine

Tome 8 – Coiffeur pour dames

Tome 9 – Sale temps pour les sorcières

Mon avis global sur la saga jusqu’au tome 9

Une parenté assumée avec l’oeuvre d’Agatha Christie

Je suis une grande fan d’Agatha Christie. Elle a été l’un des auteurs qui m’a fait aimer la lecture et qui m’a fait découvrir le policier lorsque j’étais au collège. Depuis je lis régulièrement ses romans et je suis triste d’avoir bientôt fini toute son oeuvre. La saga Agatha Raisin m’a donc naturellement fait de l’oeil. Une détective anglaise amateur profitant de sa retraite à la campagne pour résoudre des enquêtes est un beau mélange de Miss Marple et d’Hercule Poirot. Autant dire que la réédition de cette saga commencée dans les années 90 n’a pas mis longtemps à rejoindre ma PAL. Il est souvent fait référence aux célèbres détectives d’Agatha Christie dans les romans de M. C. Beaton affirmant une inspiration assumée jusque dans le nom de l’héroïne.

L’archétype du roman à énigme

Chaque tome de la saga reprend les codes du roman à énigmes dont je suis friande. Un crime est commis dans le voisinage, la police est incapable de confondre le meurtrier et un(e) détective amateur mène l’enquête et résout grâce à la déduction l’énigme du qui, du comment et du pourquoi. Nous suivons donc ici Agatha Raisin une londonienne quinquagénaire qui prend une retraite anticipée et confortable dans la compagne anglaise. Elle se retrouve mêlée à un crime à chaque tome. Comme dans les romans d’Agatha Christie mettant en scène Poirot ou miss Marple nous retrouvons quelques personnages récurrents. Ainsi le voisin d’Agatha, son ancien assistant londonien, la femme du pasteur du village ou le baronnet du coin apparaissent dans presque tous les tomes. la présence de ces personnages secondaires permet la mise en place d’un fil conducteur entre les tomes puisque nous suivons l’évolution de leurs relations d’un roman à l’autre.

Une saga très intéressante

J’aime beaucoup cette saga et je vous la recommande chaudement si vous aimez ce genre littéraire. J’aime lire un tome d’Agatha Raisin entre deux lectures de SFFF, ça  me permet de changer un peu de style. Je vous déconseille par contre la série télé qui a été produite récemment. J’ai été très déçue en regardant les premiers épisodes puisque je trouve les personnages mal interprétés et les différences entre les romans et les épisodes sont trop importants pour ne pas nuire à l’histoire. De plus les épisodes ne suivent pas l’ordre chronologique des romans ce qui gâche le fil conducteur des relations avec les personnages secondaires. La série ne fait donc aucun sens. Bref lisez plutôt les livres, c’est toujours bien mieux !

A bientôt

Morriwenn

Les soeurs Carmines – Tome 3 – Dolorine à l’école d’Ariel Holzl

Bonjour à tous !

Je sais que vous êtes choqués mais figurez vous qu’après le tome 1 et le tome 2 j’ai bondi sur le tome 3 des soeurs Carmines d’Ariel Holzl Dolorine à l’école. Attention cette chronique peut contenir des passages spoliants une scène de la fin du tome 3. 

Synopsis

Dolorine Carmine fait sa rentrée des classes dans un pensionnat et découvre avec stupeur qu’aucun fantôme ne hante ce lieu. Miss Elizabeth, l’inquiétante institutrice, y est peut-être pour quelque chose. Avec l’aide de ses soeurs, elle mène l’enquête pour retrouver la trace de ses compagnons favoris.

Mon avis

Une ambiance lourde mais délectable

Quel plaisir de retrouver ma fratrie préférée dans ce dernier tome ! J’avais hâte de le lire car il est centré sur la benjamine des soeurs, Dolorine, qui est mon personnage préféré. Ici nous quittons Grisaille pour nous installer dans un pensionnat à l’extérieur de la ville. Ce dernier est quelque peu atypique et glauque, tant par son aspect que par le très petit nombre d’élèves présents. Dolorine semble vraiment coupée de sa famille et se retrouve seule pour affronter l’adversité. Même son cher Mr Nyx ne peut l’épauler dans ces épreuves.

J’ai trouvé l’ambiance de ce tome délicieusement lourde et oppressante. Tout d’abord à cause du huit clos crée par l’isolement géographique du pensionnat, par le tout petit nombre de pensionnaires dans une bâtisse gigantesque et déserte et par l’isolement psychologique de Dolorine qui se retrouve sans amis, sans sa famille, sans Mr Nyx et sans la compagnie de ses chers fantômes. A chaque fois qu’il y a un huit clos dans un roman ça me donnent cette impression malaisante. Ça doit être mon côté claustrophobe qui ressort. Ce tome est plus glauque aussi parce qu’il est beaucoup question de zombies et de clowns pas très sympas ce qui fait ressurgir chez moi de mauvais souvenirs d’enfance (Stephen King je parle de toi là). Je préfère de loin les fantômes qui eux sont cruellement absents et c’est bien là le coeur de l’intrigue.

Un coup de coeur pour la saga

J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce dernier tome car cette ambiance glauque est justement le plaisir coupable de cette trilogie. Et là on peut dire que j’ai été servie ! J’ai dévoré chaque page. L’écriture d’Ariel Holzl est toujours aussi additive et accessible. J’ai été ravie d’avoir une suite des aventures des deux autres soeurs Carmine et en particulier de Tristabelle. En effet en finissant le tome 2 qui lui est consacré j’avais un gout de pas assez, je voulais en savoir plus. Et justement ce tome 3 fait la part belle à l’ainée de la fratrie. Ces chapitres qui lui étaient consacrés ont été une bouffée d’oxygène dans le huit clos scolaire. Cette alternance bien menée introduit également des éléments steampunk que j’ai beaucoup apprécié. Nous finirons la saga en apothéose avec une scène d’anthologie absolument tordante entre un Mr Nyx boosté aux hormones façon Godzilla et un immense kraken (qui a hurlé RELEASE THE KRAKEN !!!? Ah en fait c’était moi, désolée !). Bref je suis triste de quitter cet univers et cette famille attachante. Je vous recommande évidemment cette trilogie et j’espère Ariel Holzl développera encore des histoires dans ce riche univers.

A bientôt

Morriwenn

Les soeurs Carmines – Tome 2 – Belle de gris d’Ariel Holzl

Bonjour à tous !

Comme je vous en ai parlé ici, je n’ai pas attendu bien longtemps avant de me jeter sur le tome 2 des Soeurs Carmines – Belle de gris d’Ariel Holzl.

Synopsis

Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins… et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu’à tuer demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts.

Mon avis

Autant mettre fin au suspense tout de suite, ce tome 2 est encore une fois un coup de coeur. Je l’ai encore plus aimé que le premier car cette fois-ci nous suivons Tristabelle, l’ainée des soeurs Carmines et que c’est l’un de mes personnage préféré. Elle est égoïste, manipulatrice, presque sociopathe. Elle est prête à tout pour arriver à ses fins : s’élever socialement pour pouvoir assoir sa domination sur Grisaille.

Un point de vue original

Le ton de ce tome est piquant parce que l’auteur nous place directement dans la tête de Tristabelle. De ce fait nous sommes au plus près de ses pensées ce qui rend ce roman particulièrement immersif. Tristabelle s’adresse directement à nous, une façon littéraire de casser le quatrième mur. L’intimité ainsi créée nous rend presque complices de ses manigances. Nous en apprenons plus sur elle. Le fantastique est plus présent dans ce tome que dans le précédent ce qui n’est pas pour me déplaire. Tristabelle est à une période clé de sa vie lorsque nous la suivons. En effet elle en apprend plus sur son père et ses « pouvoirs ». Une transformation physique accompagne l’évolution de ses capacités surnaturelles.

Une fin de tome palpitante

C’est vraiment la fin de ce tome qui m’a surprise. Je n’ai rien vu venir et j’ai été tenu en haleine, incapable de reposer mon livre avant de l’avoir fini. J’ai refermé ce roman avec tristesse car nous quittons Tristabelle dans une situation qui mériterait encore de nombreux tomes quelques développements. Attention je ne dis pas qu’il s’agit d’une fin ouverte, pas du tout, la fin se suffit à elle-même mais pour moi elle a un gout de pas assez. Je quitte Tristabelle avec regrets. Je sais que le tome 3 portera sur Dolorine et ça me console beaucoup car c’est de loin ma soeur préférée et que l’avant gout de ce tome que nous avons eu à la fin du tome 2 me met l’eau à la bouche.

C’est donc une saga qu’une fois encore je vous conseille. l’univers sombre et violent y est délectable. Les personnages sont horriblement attachants et j’ai aimé me plonger avec Tristabelle dans les manigances de la cour et de la haute société de Grisaille. Vivement le tome 3 que je retourne à l’école avec Dolorine !

A bientôt

Morriwenn

 

 

 

Animale – La Malédiction de Boucle d’Or de Victor Dixen

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous présente Animale, La Malédiction de Boucle D’Or de Victor Dixen, publié chez Gallimard Jeunesse dans la collection Pôle Fiction. 

Synopsis

Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ? 1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ?
Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale. Il y a au coeur de son histoire un terrible secret.

Mon avis

C’est un livre que j’ai acheté le jour de sa sortie en format poche suite aux nombreuses revues positives que j’ai lu sur la blogo. La réécriture de conte est un style qui m’attirait mais que je n’avais encore jamais lu. C’était une première et dans la mesure où ce livre a été bien reçu par les lecteurs. J’ai pensé que c’était un bon moyen d’attaquer ce genre. Petite parenthèse futile pour vous dire à quel point je trouve la couverture jolie. J’aime particulièrement le collier que porte la jeune fille. C’est un  reflet de la bestialité qui peut se cacher derrière un visage angélique.

Un prélude distrayant

Sachez qu’il existe un prélude à cette histoire qui est téléchargeable gratuitement en iBook qui s’appelle Tambours dans la nuit. Ce prélude permet de mieux comprendre certains aspects de l’histoire. Il y a un clin d’oeil à l’un des personnages du prélude dans le livre qui pourrait passer complètement inaperçu quand on ne l’a pas lu. Mais grâce à lui on peut supposer le devenir de ce personnage. C’est rien me direz vous. Mais quand même moi ça m’a fait sourire et je me suis dit « tiens, ça fait plaisir » comme quand toutes les pièces d’un puzzle se mettent en place sans qu’on l’ait vu venir. Toutefois je pense que le livre peut parfaitement être compris sans cette lecture préalable.

Un page-turner

J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur, ça se lit facilement, c’est en partie épistolaire ce qui permet une compréhension aisée des nombreux flashbacks. L’histoire relate les aventures de Blonde, jeune fille élevée au couvent, complètement coupée du monde. Elle va découvrir sa vraie nature et son histoire grâce, notamment, à l’histoire de sa mère. C’est prenant, c’est un vrai page-turner. Il y a du suspens tout au long du livre. On n’est pas dans un livre policier mais tout de même on veut toujours savoir ce qui se passe, j’ai eu du mal à reposer le livre. J’ai trouvé l’ambiance très bien décrite. On rentre vraiment dans l’univers de Blonde (et dans celui, différent, de sa mère), de ses années au couvent, puis sa vie en dehors, à sa quête de la vérité et puis finalement à la révélation, la réponse, on est dedans avec elle. J’ai trouvé la fin un peu rapide c’est ce que je reprocherai un peu au livre mais cette petite nuance sera sans doute effacée par le Tome 2, puisque Victor Dixen a sorti la suite qui s’appelle Animale: La Prophétie de la Reine des neiges que je serai ravie de lire prochainement.

A bientôt

Morriwenn

Les soeurs Carmines – Tome 1 – Le complot des corbeaux d’Ariel Holzl

Bonjour à tous !

Pour ma première chronique j’attaque fort puisque je vous présente le tome 1 des Soeurs Carmines – Le complot des corbeaux d’Ariel Holzl. Il est publié aux éditions Mémos dans leur collection Naos.

Synopsis

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

Mon avis

J’ai découvert ce livre grâce à ses nombreux éloges sur la blogo et sur booktube. C’est notamment grâce à Pikiti qu’il a fini dans ma pile à lire. La comparaison de son univers avec celui de Tim Burton a fini de me séduire. Grand bien m’en a pris ! Ce premier tome est un vrai coup de coeur. Le coup d’essai de l’auteur a été un coup de maitre. En effet il s’agit du premier roman publié d’Ariel Holzl, pourtant je n’ai relevé aucune maladresse dans le style. L’ensemble est fluide et se lit très vite d’autant que l’intrigue est prenante.

Dolorine : un personnage à suivre avec attention

Les personnages sont glauques à souhait et évoluent dans un univers violent et décadent. La benjamine des soeurs Camines, Dolorine, est particulièrement attachante. Elle représente le bien, la douceur et la gentillesse candide d’une enfant qui lutte contre les moeurs cruelles du monde qui l’entoure incarnées par sa poupée maléfique Monsieur Nyx. En effet cette dernière la pousse fréquemment à tuer des gens (en particulier ses soeurs) ou à commettre des actes horribles. Dolorine sermonne sa poupée en lui expliquant que c’est mal de tuer des gens même s’ils sont méchants et elle ne se soumet pas à ses injonctives. Elle représente donc la lueur d’espoir dans ce monde si sombre où sa gentillesse et l’amour qu’elle porte à ses proches triomphe face à la tentation du mal. C’est un personnage très intéressant que j’ai hâte de retrouver. Le tome 3 lui sera consacré.

Une Tristabelle prometteuse

Tristabelle, l’ainée des soeurs Carmines est l’un de mes personnage préféré du livre. Son ton acide, sa malveillance et son égoïsme sont délicieux. Il est intéressant de souligner que la seule faille dans sa carapace d’indifférence est sa petite soeur Dolorine. Encore une fois cette enfant fait jaillir l’espoir et l’amour dans des ténèbres de Grisaille et dans le coeur froid de son ainée. Le tome 2 de la saga sera consacré à Tristabelle et je me réjouie beaucoup d’en savoir plus sur son compte.

Merryvère est un peu effacée par l’univers mis en place

Le tome 1 se consacre donc comme vous l’aurez deviné à la cadette Merryvère. C’est le personnage le moins attachant de la famille et pour cause c’est la plus timide, la plus discrète, la plus secrète de la fratrie. Face à ses soeurs hautes en couleurs elle fait pâle figure. Elle incarne la « normalité » dans ce monde. Elle est la soeur responsable, celle sur qui on peut compter alors forcement elle est moins drôle. Peut on le lui reprocher ? Bien sur que non. Ce tome centré sur ce personnage permet surtout à l’auteur d’installer son univers et les bases de son intrigue.

Au final ce roman est une pépite car malgré le fait que je ne me sois pas attachée à l’héroïne principale, je me suis délectée de cet univers et des deux autres soeurs. Les deux prochains tomes me font irrésistiblement envie et je ne tarderai pas à les lire et à vous partager mon avis.

A bientôt

Morriwenn