Les soeurs Carmines – Tome 3 – Dolorine à l’école d’Ariel Holzl

Bonjour à tous !

Je sais que vous êtes choqués mais figurez vous qu’après le tome 1 et le tome 2 j’ai bondi sur le tome 3 des soeurs Carmines d’Ariel Holzl Dolorine à l’école. Attention cette chronique peut contenir des passages spoliants une scène de la fin du tome 3. 

Synopsis

Dolorine Carmine fait sa rentrée des classes dans un pensionnat et découvre avec stupeur qu’aucun fantôme ne hante ce lieu. Miss Elizabeth, l’inquiétante institutrice, y est peut-être pour quelque chose. Avec l’aide de ses soeurs, elle mène l’enquête pour retrouver la trace de ses compagnons favoris.

Mon avis

Une ambiance lourde mais délectable

Quel plaisir de retrouver ma fratrie préférée dans ce dernier tome ! J’avais hâte de le lire car il est centré sur la benjamine des soeurs, Dolorine, qui est mon personnage préféré. Ici nous quittons Grisaille pour nous installer dans un pensionnat à l’extérieur de la ville. Ce dernier est quelque peu atypique et glauque, tant par son aspect que par le très petit nombre d’élèves présents. Dolorine semble vraiment coupée de sa famille et se retrouve seule pour affronter l’adversité. Même son cher Mr Nyx ne peut l’épauler dans ces épreuves.

J’ai trouvé l’ambiance de ce tome délicieusement lourde et oppressante. Tout d’abord à cause du huit clos crée par l’isolement géographique du pensionnat, par le tout petit nombre de pensionnaires dans une bâtisse gigantesque et déserte et par l’isolement psychologique de Dolorine qui se retrouve sans amis, sans sa famille, sans Mr Nyx et sans la compagnie de ses chers fantômes. A chaque fois qu’il y a un huit clos dans un roman ça me donnent cette impression malaisante. Ça doit être mon côté claustrophobe qui ressort. Ce tome est plus glauque aussi parce qu’il est beaucoup question de zombies et de clowns pas très sympas ce qui fait ressurgir chez moi de mauvais souvenirs d’enfance (Stephen King je parle de toi là). Je préfère de loin les fantômes qui eux sont cruellement absents et c’est bien là le coeur de l’intrigue.

Un coup de coeur pour la saga

J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce dernier tome car cette ambiance glauque est justement le plaisir coupable de cette trilogie. Et là on peut dire que j’ai été servie ! J’ai dévoré chaque page. L’écriture d’Ariel Holzl est toujours aussi additive et accessible. J’ai été ravie d’avoir une suite des aventures des deux autres soeurs Carmine et en particulier de Tristabelle. En effet en finissant le tome 2 qui lui est consacré j’avais un gout de pas assez, je voulais en savoir plus. Et justement ce tome 3 fait la part belle à l’ainée de la fratrie. Ces chapitres qui lui étaient consacrés ont été une bouffée d’oxygène dans le huit clos scolaire. Cette alternance bien menée introduit également des éléments steampunk que j’ai beaucoup apprécié. Nous finirons la saga en apothéose avec une scène d’anthologie absolument tordante entre un Mr Nyx boosté aux hormones façon Godzilla et un immense kraken (qui a hurlé RELEASE THE KRAKEN !!!? Ah en fait c’était moi, désolée !). Bref je suis triste de quitter cet univers et cette famille attachante. Je vous recommande évidemment cette trilogie et j’espère Ariel Holzl développera encore des histoires dans ce riche univers.

A bientôt

Morriwenn