La saga Agatha Raisin enquête de M. C. Beaton – Tomes 1 à 9

Bonjour à tous !

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je ne vais pas vous parler d’un seul roman mais d’une saga que je suis en train de lire. Il s’agit de la saga Agatha Raisin enquête de M. C. Beaton. Je viens de finir le tome 9. Si vous souhaitez avoir un résumé de chaque tome que j’ai lu je vous mets les liens ci-dessous.

Liens vers les résumés des 9 premiers tomes

Tome 1 – La Quiche fatale

Tome 2 -Remède de cheval

Tome 3 – Pas de pot pour la jardinière

Tome 4 -Randonnée mortelle

Tome 5 – Pour le meilleur et pour le pire

Tome 6 – Vacances tous risques

Tome 7 – A la claire fontaine

Tome 8 – Coiffeur pour dames

Tome 9 – Sale temps pour les sorcières

Mon avis global sur la saga jusqu’au tome 9

Une parenté assumée avec l’oeuvre d’Agatha Christie

Je suis une grande fan d’Agatha Christie. Elle a été l’un des auteurs qui m’a fait aimer la lecture et qui m’a fait découvrir le policier lorsque j’étais au collège. Depuis je lis régulièrement ses romans et je suis triste d’avoir bientôt fini toute son oeuvre. La saga Agatha Raisin m’a donc naturellement fait de l’oeil. Une détective anglaise amateur profitant de sa retraite à la campagne pour résoudre des enquêtes est un beau mélange de Miss Marple et d’Hercule Poirot. Autant dire que la réédition de cette saga commencée dans les années 90 n’a pas mis longtemps à rejoindre ma PAL. Il est souvent fait référence aux célèbres détectives d’Agatha Christie dans les romans de M. C. Beaton affirmant une inspiration assumée jusque dans le nom de l’héroïne.

L’archétype du roman à énigme

Chaque tome de la saga reprend les codes du roman à énigmes dont je suis friande. Un crime est commis dans le voisinage, la police est incapable de confondre le meurtrier et un(e) détective amateur mène l’enquête et résout grâce à la déduction l’énigme du qui, du comment et du pourquoi. Nous suivons donc ici Agatha Raisin une londonienne quinquagénaire qui prend une retraite anticipée et confortable dans la compagne anglaise. Elle se retrouve mêlée à un crime à chaque tome. Comme dans les romans d’Agatha Christie mettant en scène Poirot ou miss Marple nous retrouvons quelques personnages récurrents. Ainsi le voisin d’Agatha, son ancien assistant londonien, la femme du pasteur du village ou le baronnet du coin apparaissent dans presque tous les tomes. la présence de ces personnages secondaires permet la mise en place d’un fil conducteur entre les tomes puisque nous suivons l’évolution de leurs relations d’un roman à l’autre.

Une saga très intéressante

J’aime beaucoup cette saga et je vous la recommande chaudement si vous aimez ce genre littéraire. J’aime lire un tome d’Agatha Raisin entre deux lectures de SFFF, ça  me permet de changer un peu de style. Je vous déconseille par contre la série télé qui a été produite récemment. J’ai été très déçue en regardant les premiers épisodes puisque je trouve les personnages mal interprétés et les différences entre les romans et les épisodes sont trop importants pour ne pas nuire à l’histoire. De plus les épisodes ne suivent pas l’ordre chronologique des romans ce qui gâche le fil conducteur des relations avec les personnages secondaires. La série ne fait donc aucun sens. Bref lisez plutôt les livres, c’est toujours bien mieux !

A bientôt

Morriwenn

Les soeurs Carmines – Tome 3 – Dolorine à l’école d’Ariel Holzl

Bonjour à tous !

Je sais que vous êtes choqués mais figurez vous qu’après le tome 1 et le tome 2 j’ai bondi sur le tome 3 des soeurs Carmines d’Ariel Holzl Dolorine à l’école. Attention cette chronique peut contenir des passages spoliants une scène de la fin du tome 3. 

Synopsis

Dolorine Carmine fait sa rentrée des classes dans un pensionnat et découvre avec stupeur qu’aucun fantôme ne hante ce lieu. Miss Elizabeth, l’inquiétante institutrice, y est peut-être pour quelque chose. Avec l’aide de ses soeurs, elle mène l’enquête pour retrouver la trace de ses compagnons favoris.

Mon avis

Une ambiance lourde mais délectable

Quel plaisir de retrouver ma fratrie préférée dans ce dernier tome ! J’avais hâte de le lire car il est centré sur la benjamine des soeurs, Dolorine, qui est mon personnage préféré. Ici nous quittons Grisaille pour nous installer dans un pensionnat à l’extérieur de la ville. Ce dernier est quelque peu atypique et glauque, tant par son aspect que par le très petit nombre d’élèves présents. Dolorine semble vraiment coupée de sa famille et se retrouve seule pour affronter l’adversité. Même son cher Mr Nyx ne peut l’épauler dans ces épreuves.

J’ai trouvé l’ambiance de ce tome délicieusement lourde et oppressante. Tout d’abord à cause du huit clos crée par l’isolement géographique du pensionnat, par le tout petit nombre de pensionnaires dans une bâtisse gigantesque et déserte et par l’isolement psychologique de Dolorine qui se retrouve sans amis, sans sa famille, sans Mr Nyx et sans la compagnie de ses chers fantômes. A chaque fois qu’il y a un huit clos dans un roman ça me donnent cette impression malaisante. Ça doit être mon côté claustrophobe qui ressort. Ce tome est plus glauque aussi parce qu’il est beaucoup question de zombies et de clowns pas très sympas ce qui fait ressurgir chez moi de mauvais souvenirs d’enfance (Stephen King je parle de toi là). Je préfère de loin les fantômes qui eux sont cruellement absents et c’est bien là le coeur de l’intrigue.

Un coup de coeur pour la saga

J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce dernier tome car cette ambiance glauque est justement le plaisir coupable de cette trilogie. Et là on peut dire que j’ai été servie ! J’ai dévoré chaque page. L’écriture d’Ariel Holzl est toujours aussi additive et accessible. J’ai été ravie d’avoir une suite des aventures des deux autres soeurs Carmine et en particulier de Tristabelle. En effet en finissant le tome 2 qui lui est consacré j’avais un gout de pas assez, je voulais en savoir plus. Et justement ce tome 3 fait la part belle à l’ainée de la fratrie. Ces chapitres qui lui étaient consacrés ont été une bouffée d’oxygène dans le huit clos scolaire. Cette alternance bien menée introduit également des éléments steampunk que j’ai beaucoup apprécié. Nous finirons la saga en apothéose avec une scène d’anthologie absolument tordante entre un Mr Nyx boosté aux hormones façon Godzilla et un immense kraken (qui a hurlé RELEASE THE KRAKEN !!!? Ah en fait c’était moi, désolée !). Bref je suis triste de quitter cet univers et cette famille attachante. Je vous recommande évidemment cette trilogie et j’espère Ariel Holzl développera encore des histoires dans ce riche univers.

A bientôt

Morriwenn

Animale – La Malédiction de Boucle d’Or de Victor Dixen

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous présente Animale, La Malédiction de Boucle D’Or de Victor Dixen, publié chez Gallimard Jeunesse dans la collection Pôle Fiction. 

Synopsis

Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ? 1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ?
Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale. Il y a au coeur de son histoire un terrible secret.

Mon avis

C’est un livre que j’ai acheté le jour de sa sortie en format poche suite aux nombreuses revues positives que j’ai lu sur la blogo. La réécriture de conte est un style qui m’attirait mais que je n’avais encore jamais lu. C’était une première et dans la mesure où ce livre a été bien reçu par les lecteurs. J’ai pensé que c’était un bon moyen d’attaquer ce genre. Petite parenthèse futile pour vous dire à quel point je trouve la couverture jolie. J’aime particulièrement le collier que porte la jeune fille. C’est un  reflet de la bestialité qui peut se cacher derrière un visage angélique.

Un prélude distrayant

Sachez qu’il existe un prélude à cette histoire qui est téléchargeable gratuitement en iBook qui s’appelle Tambours dans la nuit. Ce prélude permet de mieux comprendre certains aspects de l’histoire. Il y a un clin d’oeil à l’un des personnages du prélude dans le livre qui pourrait passer complètement inaperçu quand on ne l’a pas lu. Mais grâce à lui on peut supposer le devenir de ce personnage. C’est rien me direz vous. Mais quand même moi ça m’a fait sourire et je me suis dit « tiens, ça fait plaisir » comme quand toutes les pièces d’un puzzle se mettent en place sans qu’on l’ait vu venir. Toutefois je pense que le livre peut parfaitement être compris sans cette lecture préalable.

Un page-turner

J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur, ça se lit facilement, c’est en partie épistolaire ce qui permet une compréhension aisée des nombreux flashbacks. L’histoire relate les aventures de Blonde, jeune fille élevée au couvent, complètement coupée du monde. Elle va découvrir sa vraie nature et son histoire grâce, notamment, à l’histoire de sa mère. C’est prenant, c’est un vrai page-turner. Il y a du suspens tout au long du livre. On n’est pas dans un livre policier mais tout de même on veut toujours savoir ce qui se passe, j’ai eu du mal à reposer le livre. J’ai trouvé l’ambiance très bien décrite. On rentre vraiment dans l’univers de Blonde (et dans celui, différent, de sa mère), de ses années au couvent, puis sa vie en dehors, à sa quête de la vérité et puis finalement à la révélation, la réponse, on est dedans avec elle. J’ai trouvé la fin un peu rapide c’est ce que je reprocherai un peu au livre mais cette petite nuance sera sans doute effacée par le Tome 2, puisque Victor Dixen a sorti la suite qui s’appelle Animale: La Prophétie de la Reine des neiges que je serai ravie de lire prochainement.

A bientôt

Morriwenn